Les Chartreux
Collège
Marseille
 

La Dyspraxie

mardi 21 juin 2016, par Secrétariat d’intendance

Un handicap fréquent invisible

Définition

Dyspraxie : défaut d’automatisation de la séquence gestuelle (de la bouche, des jambes, des mains et/ou des yeux).
Dyspraxie visuo-spatiale : (trouble visuo-practo-spatial) : défaut d’automatisation du geste + défaut de coordination visuo-motrice + défaut de construction de composants de la spatialisation.

Signaux d’alerte

1. En classe
Sur les apprentissages :
-  Dysorthographie sévère (écriture phonologique)
-  Dysgraphie importante : manque de fluidité (écriture très pointue, lettres pas formées et pas sur les lignes, ratures, très grande lenteur)
-  Dyscalculie spatiale : n’aligne pas les chiffres, pas de représentation spatiale, pas d’image mentale
Dans la vie scolaire :
-  Mauvaise organisation du cahier de texte
-  Le cartable est en vrac (papier en accordéon), la case du bureau aussi, le classeur n’est pas rangé
-  Problème de recopie : textes et schémas
-  Il se cogne souvent et tombe
-  Il ne se repère pas dans les locaux
-  Il demande souvent l’heure (pas de lecture sur une montre à aiguilles)
-  Il mange très mal à la cantine : ne sait pas couper sa viande, fait tomber son verre souvent, mange salement….
-  Il ne sait pas utiliser une règle

Tous les troubles ne sont pas à intensité égale, ils ne sont pas tous présents. Souvent on trouve une association dysorthographie avec dyscalculie spatiale, on parle alors de trouble visuo-spatial.

2. A la maison
-  Quand il est petit, il ne joue pas avec les cubes et les puzzles
-  Il ne cherche pas le papier et les crayons
-  "Nul" en jeux de ballons, vélo, jeux d’assemblages, faire les lacets, boutonnage, natation, l’habillement et à table
-  Il ne sait pas ranger
-  Il n’a pas de repères dans le temps et dans l’espace …

Vers qui se tourner ?
 Psychologue scolaire, service de Santé Scolaire : le repérage est possible dès la maternelle, après une phase de remédiation.
 Le neuropsychologue pour un bilan complet.
 L’orthophoniste pour bilan complémentaire et aide au diagnostic
 L’orthoptiste pour bilan neurovisuel et suivi en rééducation pour le trouble oculomoteur.
 Le psychomotricien et/ou l’ergothérapeute pour l’aide au diagnostic et les suivis pour les troubles du mouvement, du geste, des fonctions motrices, l’adaptation de l’environnement (ordinateur, bureau incliné, etc…) ; le rééducateur de l’écrit pour aider à la fluidité du geste, pour que l’écrit ne devienne plus « douloureux » physiquement.

Ce qu’il faut faire

Accepter le "handicap" à la maison comme à l’école.

En classe
-  Garder les cahiers aux lignes larges
-  Prévoir une petite case sur la copie de contrôle où l’enfant met une note sur sa difficulté visuelle à saisir le document (comme les notations de la douleur ressentie chez les patients hospitalisés). Prévoir ainsi un code en fonction de l’âge.
-  Garder les repères spatiaux (gommettes, points..)
-  Soulager la production écrite (passer par l’oral et les photocopies)
-  Verbaliser le plus souvent possible (par exemple, donner une définition à la place d’un dessin)
-  L’enfant parle en travaillant : ne pas lui dire de se taire mais lui apprendre à chuchoter (mode de compensation à préserver)
-  La dictée : passer aussi par le verbal (épeler)
-  Le plus difficile pour eux : géométrie, dictée, anglais, allemand
-  Apprentissage de l’ordinateur et logiciels spécifiques en géométrie, par exemple
-  Au collège : favoriser l’italien ou l’espagnol

A la maison
-  Montre digitale, scratch, verre "stable", viande coupée, aide à l’organisation….

Ce qu’il ne faut pas faire en classe comme à la maison

-  Nier l’échec
-  Culpabiliser l’enfant en classe ou à la maison (le traiter de paresseux, lui dire que c’est de sa faute….)
-  Le mettre face à son échec systématiquement
-  Le forcer à faire ce qu’il ne peut pas faire et ne pourra peut-être jamais faire

Où seront-ils envoyés après diagnostic ?

Rééducation orthoptique.
Psychomotricité et /ou ergothérapie
Un soutien psychologique peut être nécessaire pour ces enfants qui souffrent beaucoup de leur incapacité à faire des gestes qu’ils conçoivent pourtant facilement. On parle alors de « maladresse anormale ».

Ce sont des enfants qui arrivent au bac. L’écriture s’améliore avec le temps. Prendre en compte la grande fatigabilité de ces enfants. Ils ne sont pas paresseux, bien au contraire.
www.dyspraxie.info

Dans ta classe il y a un élève dyspraxique... voilà un document pour mieux le comprendre :

PDF - 626.5 ko

Pour connaitre les répercussions scolaires, c’est par ici

 
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